Communiqué de presse

Communiqué de Presse du CID (mardi 23 octobre 2018)

Les participants à l’Assemblée Fondatrice du Collectif Insoumis Démocrates réunis les 20 et 21 Octobre ont décidé des points suivants :

Il est décidé de la constitution d’une association réunissant les insoumis Démocrates, dans le but de promouvoir et détailler notre projet d’avenir en commun dans un cadre démocratique et transparent, et afin de rendre leur capacité de décision aux Insoumis citoyens.

Cette association sera ouverte à toutes les personnes physiques qui souhaitent une telle orientation et qui partagent ces valeurs.
Une commission provisoire est en charge des premières étapes de la mise en oeuvre de ce projet.

Faisons renaître l’élan démocratique qui nous anime et ainsi viendront les jours heureux !

Suppression de postes à l’éducation nationale

POLITIQUE

16/09/2018 22:48 CEST | Actualisé 17/09/2018 10:42 CEST

Jean-Michel Blanquer annonce que 1800 postes vont être supprimés dans l’Éducation nationale

 

En revanche, le budget 2019 connaîtra une légère augmentation.

  • Le HuffPost avec AFP

Gonzalo Fuentes / Reuters

Jean-Michel Blanquer annonce que 1.800 postes vont être supprimés dans l’Éducation nationale.

ÉDUCATION – Mille huit cents postes seront supprimés l’an prochain dans l’Éducation nationale, “soit 0,2% des emplois du ministère”, et son budget sera augmenté de 850 millions d’euros, soit 1,7%, a annoncé Jean-Michel Blanquer dans une interview au Figaro publiée dimanche 16 septembre au soir.

Ces suppressions de postes ne concerneront que “le second degré (les collèges et lycées, NDLR) et les services administratifs”, a précisé le ministre de l’Éducation nationale. “Le volume d’enseignement sera évidemment maintenu à travers le recours aux heures supplémentaires”, a ajouté Jean-Michel Blanquer, “les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations salariales, donc plus rémunératrices pour les professeurs”.

Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron

Le Premier ministre Édouard Philippe avait déclaré au mois d’août que 4500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d’État en 2019 et plus de 10.000 en 2020.

Parmi les autres ministères touchés par les réductions d’effectifs, celui de l’Action et des comptes publics. Le gouvernement compte y supprimer 2000 postes, a déclaré mercredi, le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique Olivier Dussopt sur BFM Business.

L’objectif d’une réduction de 120.000 postes dans l’ensemble des trois versants de la fonction publique au cours du quinquennat, fixé par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, avait également été rappelé par le secrétaire d’État.

Dans son entretien au Figaro, Jean-Michel Blanquer a également annoncé que le budget de son ministère serait augmenté de 850 millions d’euros en 2019, soit une hausse de 1,7%, “hors augmentation de nos contributions aux pensions de l’État”.

L’Éducation nationale, “plus une priorité”

“C’est l’une des plus importantes augmentations au sein de l’État. Le budget 2019 s’inscrit pourtant dans un contexte d’effort général de l’ensemble des pouvoirs publics”, a-t-il souligné. Le gouvernement doit présenter son budget pour l’année prochaine le 24 septembre.

“Une autre grande priorité, c’est l’augmentation du pouvoir d’achat des professeurs. J’ai entamé le dialogue social sur le sujet”, a encore assuré Jean-Michel Blanquer, qui entend “redonner aux professeurs une place centrale dans la société”. “L’Éducation nationale devait jusqu’ici rester une priorité et on voit bien que ça ne l’est plus”, a déploré sur franceinfo Frédérique Rolet, du syndicat d’enseignants du second degré Snes-FSU. “On va avoir moins de profs et plus d’élèves”, a-t-elle ajouté.

Dans la réforme du lycée, “il est dit qu’il faudra mutualiser les enseignements, donc tout le monde n’aura plus le droit à une offre de formation riche dans tous les lycées. On se doutait donc bien que le second degré serait sacrifié, mais là, on est en train de mentir aux familles et aux élèves”, a-t-elle dénoncé.

Lettre ouverte de Jean-Pierre Boudine à Jean-Luc Mélenchon

 

Cliquer sur ce lien -> Lettre ouverte de Jean-pierre Boudine à Jean-Luc Mélenchon

 

 

 

 

 

Interprétation marxiste du prêt et de l’intérêt :

Assemblée générale :

Le collectif “Les insoumis” vous informera bientôt de la tenue d’une Assemblée Fondatrice.

Elle se déroulera les 20 et 21 octobre à Paris dans un lieu tenu secret jusqu’à quelques heures avant pour des  raisons de sécurité.

Attentat terroriste à Donetsk : A Zakhartchenko assassiné

Lien vers l’article : Cliquer ici

Attentat terroriste à Donetsk : A Zakhartchenko assassiné

A Donetsk au lendemain de l’attentat terroriste qui a exécuté le président élu de la République Populaire de Donetsk Alexandre Zakhartchenko, plus d’une centaines de milliers de personnes ont assisté à ses funérailles.

Electricien dans les mines du Donbass, Zakhartchenko avait rejoint la résistance antisfasciste dans le Donbass à la suite du coup d’état pro UE d’extrême droite menée à Kiev par des milices d’extrême droite. Commandant du bataillon Oplot, il avait pris la tête de la DNR en 2014, dont il avait été élu président en novembre 2014. Il avait déjà été visé par plusieurs tentatives d’assassinats. Ces dernières années, les attentats et assassinats n’ont pas cessés contre les représentants et figures des républiques du Donbass, alors que le régime de Kiev, financé par l’Union Européenne, armé par l’OTAN ne cesse sont blocus et ses bombardements contre le Donbass.

Le MGB (services de sécurité) de la RPD a identifié des personnes soupçonnées d’avoir commis l’attentat, qui aurait été organisé à la demande du SBU. Les opérations d’interpellation des suspects sont en cours.

Le président de la fédération de Russie a exprimé ses condoléances, et le ministère russe des Affaires étrangères a exigé de Kiev de cesser d’utiliser de telles méthodes terroristes pour régler le conflit dans le Donbass, et dit espérer que cela ne provoquera pas une escalade incontrôlable.

« Alexandre Zakhartchenko était un vrai dirigeant pour son peuple, un homme courageux et déterminé et un patriote du Donbass. Il a protégé sa patrie pendant une période difficile, a assumé une grande responsabilité personnelle et a dirigé son peuple.

Le meurtre méprisable d’Alexandre Zakhartchenko est une preuve supplémentaire que ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence et de la peur ne veulent pas chercher une solution politique pacifique au conflit ou avoir un véritable dialogue avec la population du sud-est, mais s’épanouissent grâce à la déstabilisation pour mettre à genoux la population de Donbass. Cela n’arrivera pas.

Je crois que les organisateurs et les exécuteurs seront punis pour ce qu’ils ont fait.

Je voudrais exprimer une fois de plus mes condoléances à la famille et aux amis d’Alexandre Zakhartchenko et à tous les habitants du Donbass. La Russie sera toujours à vos côtés », indique le message publié sur le site du Kremlin.

Le leader du parti communiste a rendu un vibrant hommage à Alexandre Zakhartchenko (lire ici en russe) soulignant son courage et sa capacité à rassembler le peuple de Donetsk pour résister au fascisme tant sur le plan politique que militaire en héritier de l’internationalisme soviétique, rappelant également cette déclaration du président de la DNR “nous avons cru, nous croyons et nous considérons que nous faisons partie de l’Union Soviétique”

JBC pour www.initiative-communiste.fr – à partir d’informations d’agence

Nouvelle défection sur la liste FI des Européennes.

Le lien : Cliquer ici

Lettre ouverte aux membres de la direction de la France Insoumise pour un débat sur la stratégie référendaire des Européennes et la gouvernance démocratique du Mouvement
Je suis Ninon GILLET, placée à la 26ème femme des candidates sur la liste provisoire la France Insoumise pour les élections européennes de mai 2019.

Ecologiste et féministe, j’ai rejoint la France Insoumise à l’été 2016 puis le groupe d’action de Colombes en novembre de la même année. En juin 2017, je retourne dans ma ville natale en Haute Garonne où je me rattache au groupe d’action de Léguevin et le groupe thématique des Féministes insoumis.es de Toulouse. Lors de l’ouverture des candidatures aux élections européennes, je propose la mienne et suis retenue à l’issue du processus de désignation.

Mal à l’aise lors de la polémique qui émerge lors du vote de la liste qui sera finalement validée par les Insoumis.es. J’ai dû mal pour répondre à cette polémique et je commence à me poser des questions.

Le départ de Liêm Hoang Ngoc solde l’absence d’économistes dans la bataille pour les Européennes.

D’autres personnes importantes pour le programme ne figurent pas en position éligible (Djordje Kuzmanovic, par exemple) et d’autres personnes que l’on ne connaissait pas font apparition sans accord ni recherche d’accord de la part des Insoumis.es.

Un certain flou règne quant aux personnes qui orientent la tête du mouvement. On tend à s’éloigner du mouvement vanté lors de la Présidentielle 2017 par Jean Luc Mélenchon et son équipe.

Loin de moi l’envie de remettre en question les idées et le programme. Mais l’opacité qui s’installe à la tête du mouvement et le défaut qualitatif de la gouvernance démocratique au sein de celui-ci me font sortir de mon silence.

Je ne m’inscris pas dans la stratégie mise en place lors des Amfis de Marseille de faire de cette élection une stratégie d’opposition nationale.

Face aux rassemblements des droites partout en Europe (Italie, Suède, Allemagne, Hongrie, Pologne, Croatie, Autriche…) et la stratégie de la République En Marche de s’imposer comme seule barrière à cette monté de la Réaction libérale-conservatrice en Europe, notre stratégie n’est pas à la hauteur de l’exigence.

Nous devons mettre en avant notre programme. Nous devons proposer autre chose pour l’Europe. De plus en plus, le plan B ne fait plus partie du tableau.

En tant que candidate aujourd’hui je me demande quel est notre programme et si pendant toute la campagne présidentielle je n’ai pas comme beaucoup d’autre menti aux électeurs.rices sur notre stratégie européenne.

Tant qu’un espace de débat ne sera pas installé au sein du mouvement de la France insoumise et tant que notre stratégie se résumera en une opposition à Macron, je ne pourrais être candidate et représenter sincèrement les insoumis.es dans cette élection.

C’est pourquoi aujourd’hui, j’annonce que je quitte la liste La France Insoumise pour les Européennes et j’invite toutes les personnes partageant mes doutes à nous rejoindre dans cette exigence de débat.

Je finirai par cette citation du cardinal de Retz adaptée au contexte : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens » et plus l’ambiguïté grandit et dure, plus la sortie est problématique.

Le 3 septembre 2018
Ninon GILLET

Affaire Kohler :

Affaire Kohler: la police judiciaire multiplie les perquisitions

Par

Des documents embarrassants ont été saisis en juin à la direction du Trésor et en août au Grand Port maritime du Havre et au ministère des transports, mettant à mal la défense d’Alexis Kohler.

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Voilà par qui nous sommes contrôlé !

L’ancien ministre Éric Woerth, aujourd’hui président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a tenté de déminer devant les juges les accusations judiciaires qui le visent dans l’affaire des financements libyens. Il a expliqué avoir reçu des dons anonymes et en espèces sous enveloppes, mais ses explications, confuses, ont fragilisé sa défense, selon le compte-rendu de son audition.

Woerth aux juges: «Vous vous dites qu’il y a eu beaucoup d’argent liquide»

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La vérité est toujours bonne à dire.

VIDEO

Parodie: Enfin, une députée sans langue de bois ! par La BajonLa Bajon en spectable, réservez-ici : http://bit.ly/2FNlkFZLisez «Allez (presque tous) vous faire…..» : http://amzn.to/2h715s4Crédit vidéo : La BajonLa vraie démocratie┋Partageons l'info citoyenne !

Gepostet von La vraie démocratie am Samstag, 16. Juni 2018

Reprise de la dette SNCF sur le déficit

Impact temporaire de la reprise de la dette SNCF sur le déficit, dit Philippe

Par
La reprise partielle de la dette de la SNCF par l’Etat dans le cadre de la réforme ferroviaire pourrait avoir un impact temporaire sur le déficit de l’Etat, à hauteur de 0,1 ou 0,2 point de PIB, indique Edouard Philippe dans une interview publiée vendredi.

PARIS (Reuters) – La reprise partielle de la dette de la SNCF par l’Etat dans le cadre de la réforme ferroviaire pourrait avoir un impact temporaire sur le déficit de l’Etat, à hauteur de 0,1 ou 0,2 point de PIB, indique Edouard Philippe dans une interview publiée vendredi.

Le gouvernement s’est engagé fin mai auprès des syndicats de cheminots à la reprise de 35 milliards d’euros de dettes de l’entreprise ferroviaire durant le quinquennat : 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022.

“Cette dette sera remboursée, progressivement, selon un calendrier spécifique”, indique le Premier ministre dans un entretien accordé à 20 Minutes. “La dette n’est pas remboursable en une année, cela se fera sur des dizaines d’années. Nous l’intégrons dans le programme de remboursement de l’Etat.”

“Bien entendu, cela aura un impact sur les comptes de l’État. Le déficit de la SNCF peut, dans la phase de transition, s’imputer sur le déficit de l’État. Et donc créer, 0,1 ou 0,2 point de déficit supplémentaire. Raison de plus pour que la SNCF revienne vite à l’équilibre”, ajoute-t-il.

La France est parvenue à ramener son déficit public sous la norme de 3,0% du PIB l’année dernière, à 2,6%, pour la première fois depuis 2007.

La droite ne désarme pas sur les 80 km/h, Matignon persiste

La droite ne désarme pas sur les 80 km/h, Matignon persiste

15 juin 2018 Par Agence Reuters

Les députés Les Républicains défendront jeudi prochain à l’Assemblée une proposition de loi contre l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires françaises, appelé à entrer en vigueur le 1er juillet.

  • PARIS (Reuters) – Les députés Les Républicains défendront jeudi prochain à l’Assemblée une proposition de loi contre l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires françaises, appelé à entrer en vigueur le 1er juillet.

“Déterminé à infléchir la courbe de la mortalité routière”, le Premier ministre, Edouard Philippe, a de nouveau opposé jeudi une fin de non-recevoir aux adversaires de cette réforme, qui touche essentiellement les zones rurales.

“Le Premier ministre ne méconnaît pas les réactions suscitées par cette mesure mais rappelle qu’il s’agit de préserver des vies humaines et d’éviter de nombreux drames”, a expliqué Matignon dans un communiqué en réponse à un rapport sénatorial sur le sujet.

Fruit des auditions menées par les sénateurs Michel Raison (LR), Jean-Luc Fichet (PS) et Michèle Vullien (centriste), ce rapport propose que la décision de modifier la limitation de vitesse “soit décentralisée au niveau des départements”, où seraient organisées des “conférences de la sécurité routière” notamment chargées d’identifier les routes ou les tronçons de route les plus accidentogènes.

A l’approche de l’échéance, le député LR du Cantal Vincent Descoeur présentera jeudi à l’Assemblée une proposition de loi aux idées voisines, suggérant de laisser l’initiative aux préfets et présidents de départements de limiter ou non la vitesse en fonction des caractéristiques des voies concernées.

Rejeté en commission, le texte a fort peu de chances d’être adopté dans un hémicycle où le camp présidentiel est largement majoritaire.

COLLOMB RÉTICENT

Malgré les protestations multiples venues des confins du pays, Matignon tient bon. Seule concession : le dispositif, qui concernera environ 400.000 km de routes, sera évalué dans deux ans, en juillet 2020.

Le décret annonçant l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes à double sens de circulation et sans séparateur central doit être publié dans les prochains jours au Journal Officiel.

Le sujet, qui ne faisait pas partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, fait débat jusqu’au sein du gouvernement où le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui sera chargé de faire respecter la loi, a émis des réserves.

“Cette prise de position, qui n’a rien d’étonnant, est partagée en coulisses par de nombreux députés de la majorité qui ne cachent pas leurs réserves et s’inquiètent des conséquences de cette mesure pour la mobilité des habitants de leur circonscription sans pour autant oser afficher publiquement leur opposition”, a affirmé Vincent Descoeur dans un communiqué.

Après douze années de baisse continue, la mortalité routière augmente depuis 2014 en France (3.477 morts en 2016) avec la vitesse pour première cause (31%), suivie de l’alcool (19%) et des stupéfiants (9%). En 2016, les routes à deux voies non séparées ont connu 55% des accidents mortels, soit 1.911 tués.

Dans un sondage YouGov pour Capital réalisé en avril auprès de 1.012 personnes, 71% des Français se déclarent opposés au projet gouvernemental.

Présidentielle et démocratie ?

Présidentielle et démocratie ?

Rien n’est plus malsain pour notre pays que l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. De cette sorte de monarchie constitutionnelle instaurée par Charles de Gaulle en 1962, l’Histoire dira probablement que tous les Présidents qui ont succédé à cette fonction, ont été des usurpateurs. Inutile d’insister sur ce qu’ont été les derniers septennats et quinquennats, sans compter celui en cours : un fiasco le plus souvent. En dehors de l’anomalie que constitue la concurrence entre deux légitimités de même niveau, celle-là et celle du Parlement dont le pouvoir est également issu du suffrage universel direct, il y a une grave distorsion politique dans le fait que peu de temps après l’élection du Président de la République, on entre en campagne pour l’élection suivante.

On le voit avec la médiatisation excessive des hommes politiques connus, ce qui obère l’arrivée de femmes et d’hommes nouveaux, et, de façon flagrante, la présence permanente de N.Sarkozy qui occupe le terrain à la moindre occasion, à coups d’annonces, pataugeant dans des réformettes d’intérêt secondaires. Rien n’est plus malsain car cette dérive entraîne, un éloignement des vrais problèmes, par exemple celui de faire le bon choix pour combattre la crise et ses conséquences sociales. L’écran de fumée est permanent. Depuis au moins une décennie, la France est gagnée par la gangrène de la médiocrité. Aidé en cela par certains nostalgiques du pouvoir qui se laissent manipuler par un Président, petit pour sa fonction, mais grand en machiavélisme.

Alors que faire ? Une des meilleures façons serait que le prochain candidat sérieux aux présidentielles s’engage solennellement à modifier la constitution pour supprimer ce mode d’élection présidentielle. Et démissionner dans les premiers mois s’il n’y arrive pas. Il faudrait de toute façon amender l’article 89 de la présente constitution qui ne permet pas au peuple ainsi méprisé, de modifier lui-même sa constitution par référendum. Cette initiative n’appartient qu’au Président de la République. On tourne en rond et l’on bafoue la démocratie, qui, chacun le sait, doit donner le pouvoir au peuple souverain et non aux oligarchies des classes dirigeantes.

Mais disent les politiques, si l’on fait un sondage, on constate qu’une majorité de la population aime bien ce type d’élection, qui effectivement semble lui donner un pouvoir souverain à cette occasion. A ceci près que, naïvement, il ne se rend pas compte, ce bon peuple, qu’il s’agit d’un plébiscite, qui peut s’avérer dangereux. De toute façon un sondage ne peut être un argument politique. Mais l’habitude prévaut, et les générations actuelles ne savent pas qu’il est possible de changer ce type d’élection. Rien n’empêcherait de revenir au système précédent de l’élection du Président de la république par le Congrès . La clarification des pouvoirs serait assurée. Il faut absolument que le peuple ouvre les yeux. Donc propagez cette idée dès maintenant, notamment par Internet. Il en va de notre République qui perd constamment ses repères, et se laisse enfoncer dans la décrépitude : voir l’expérience de la grenouille qui se laisse ébouillanter sans réagir si l’eau dans laquelle on l’a plongée est chauffée progressivement.

La présidentielle n’est pas la solution, elle est le problème !

La présidentielle n’est pas la solution, elle est le problème !

Une de plus !

Depuis 1965, date de la première élection présidentielle, on ne compte plus les candidats qui ont déclarés vouloir redonner le pouvoir au peuple, se situant peu ou prou dans la filiation du fameux « coup d’État permanent » de François Mitterrand, puis de son slogan de campagne : « L’objectif de la droite, garder le pouvoir, mon seul objectif, vous le rendre ».

A-t-on vraiment envie de continuer ce jeu stupide et manipulateur ? N’est-il pas temps de se débarrasser des illusions concernant la Présidentielle ? Doit-on une nouvelle fois s’épuiser à chercher un hypothétique candidat miracle qui transformerait à lui seul la nature antidémocratique de la présidentielle ? Doit-on participer à des primaires censées révéler cette personne extraordinaire ? Va-t-on, au contraire, admettre enfin que la présidentielle n’est pas la solution, mais le problème  ?

Parce qu’elle personnalise, elle réduit les débats politiques à un bruit de fond, elle embrigade et transforme les électeurs en supporters, elle ne donne pas un élu titulaire d’un mandat, donc véritablement légitime. Finalement, elle revient à donner un chèque en blanc… avec les résultats que l’on connaît. La présidentielle est, plus que jamais, un des principaux obstacles à la nécessaire reconstruction de la démocratie.
La France a besoin de réaffirmer l’importance du collectif et, prioritairement, de retrouver son propre peuple, titulaire de la souveraineté. Lui seul est capable de faire face aux défis qui s’accumulent depuis des décennies et auxquels chaque candidat prétend pouvoir faire face.

On peut penser que le pays a besoin d’un leader ; mais on ne peut pas alors se plaindre des dérives antidémocratiques inhérentes aux sociétés qui confient leur destin à un chef, éclairé ou pas. Le peuple n’a pas besoin de guide, il a besoin d’être respecté et d’exercer collectivement son pouvoir.

On peut militer pour des primaires, « citoyennes » ou pas, mais c’est refuser, une nouvelle fois, d’affronter le vrai problème. Les primaires, par essence, consistent à valider la règle absurde de la personnalisation du pouvoir. En toute analyse, et compte tenu de l’expérience, comment peut-on sérieusement prétendre utiliser la présidentielle pour faire l’inverse de son objet naturel, prétendre se placer en dehors d’un jeu dont, en même temps, on accepte les principes en se présentant ? Et pourquoi prendre un tel risque ?

Nombreux sont ceux qui considèrent le combat pour la souveraineté populaire comme utopique, ou qui ne comprennent pas que vouloir le rétablissement de celle-ci grâce à l’élection présidentielle relève du conte de fée. Pourquoi le candidat futur serait-il plus sincère que tous les autres, d’horizons divers dans le passé, qui ont fait tant de promesses non tenues précisément parce qu’ils avaient le pouvoir de ne pas les tenir ? C’est la nature de la présidentielle que d’accorder une confiance d’enfants à des personnes que rien n’oblige à l’honorer sauf la croyance qu’on met en eux.
Si on pense au contraire que la démocratie est nécessaire en cette période troublée, il faut impérativement sortir du piège présidentiel et rappeler que c’est aux citoyens eux-mêmes de se saisir de ce bien collectif qu’est la vie publique. Les responsables devront émerger de ce mouvement et en être à la fois les porte-paroles et les garants. Pas le contraire.

Certains estiment qu’il est trop tard pour poser le problème de la présidentielle alors qu’ils s’obstinent à ne pas le poser quel que soit le moment. Il n’y a ni bon, ni mauvais moment, il y a un objectif permanent. La prochaine échéance présidentielle ouvre un espace, certes bizarre, de discussion. Pourquoi ne pas s’en saisir tout en refusant d’entrer dans le jeu ? Au-delà des choix électoraux des uns et des autres, l’Association pour une Constituante refuse de s’inscrire dans cette compétition absurde : elle entend l’utiliser comme une caisse de résonance.

Nous nous trouvons à un tournant fondamental. La France, l’Europe, le monde sont en crise. Chaque peuple peut apporter sa pierre pour donner un sens humaniste à un lendemain plus qu’incertain. L’élection d’une Assemblée Constituante en France est le moyen pacifique et constructif pour sortir de l’ornière. Elle sera la concrétisation institutionnelle de ce renouveau de la souveraineté populaire qui émergera des cercles locaux où les citoyens pourront exprimer leurs exigences. Contre les figures imposées par un système dégénérescent, agissons pour la recréation de la volonté individuelle et collective.

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